violaine dharcourt designer

Designer et co-fondatrice de Galerie Room, Violaine D’Harcourt s’est spécialisée dans la conception de luminaires. Elle nous révèle ici son parcours, ses influences et les projets qui l’animent. 

Qu’est-ce qui te fait lever le matin ?

Le côté créatif du métier de designer est quelque chose que je trouve ultra motivant. Il y a un côté « inventeur » qui fait qu’on ne se lasse jamais.

Je dois cependant avouer que ce sont avant tout les réveils matinaux de mon fils qui me font me lever le matin !

 

Décris-nous ton parcours, tes expériences, collaborations, etc…

Des études en France puis en Italie, des stages formateurs à l’étranger, suivis du lancement de mon activité indépendante en 2012 puis de la création de la galerie Room en 2015 avec mon amie Ludivine. Une suite logique et des années qui ne sont que le début de collaborations diverses avec designers, architectes, photographes, et autres entrepreneurs disciples de l’esthétique !

 

Raconte-moi… l’histoire de la marque. Comment, quand, pourquoi t’est venue l’idée ?

J’ai créé mon studio en 2012 pour commencer à développer une collection personnelle. Mon intérêt pour les créations d’autres designers m’a rapidement donné envie de mettre en avant le travail de jeunes designers français, et de le rendre accessible au grand public, d’où le projet de la galerie Room à Paris. C’est une initiative qui n’a pas de précédent et dont je suis assez fière !

 

Qu’est-ce qui pourrait définir ton concept en 3 mots ? A qui s’adresse-t-il ?

Imaginaire – esthétique – durabilité

3 mots qui en se combinant peuvent donner lieu au coup de foudre entre un objet et son futur propriétaire.

Il s’adresse à toute personne désirant faire se son intérieur un endroit unique.

 

Quelle est la décoration que tu aimes ? La pièce fétiche de ton intérieur ?

Une décoration authentique et variée, avec un bon mix de pièces de design d’aujourd’hui et d’époque, et de souvenirs. Tout est une question de combinaison et de dosage. L’élément fétiche de mon intérieur n’est pas un objet : c’est mon parquet blanc qui met en valeur tout ce qui sera posé dessus !

 

Quelles sont les valeurs responsables et actions que tu véhicules à travers ta marque ? Pourquoi sont-elles importantes à tes yeux ?

L’utilisation de matériaux nobles : le verre, le bois, le marbre entre autres ; la valorisation du travail artisanal français et européen ; la production en petites séries.

Ce sont différentes manières de lutter contre la surproduction et l’utilisation excessive de transport de marchandises.

Finalement tout le monde y gagne car cela se perçoit sur la finition des produits. Le fabricant est content de bien travailler, le client est content d’être le propriétaire d’une pièce de qualité et l’intermédiaire que je suis est heureuse d’être à l’origine de cette opération réussie.

 

Quel est ton procédé de conception d’un produit ? Pour la création de la Lampione par exemple.

Tout part d’une envie, de quelque chose que l’on aimerait voir chez soi. Pour les Lampiones, cette envie est venue des réverbères que j’ai toujours trouvés très élégants : je voulais en avoir un en miniature chez moi !

 

As-tu rencontré un défi majeur ? Si oui, comment l’as-tu résolu ?

La recherche des bons fabricants est l’aspect le plus laborieux de ce métier. Mais avec du temps et de l’énergie on finit toujours par trouver la perle rare.

 

Qui s’occupe du design ? De la production ?

Je m’en occupe, assistée régulièrement de stagiaires !

 

Ta source d’inspiration ? 

Impossible de synthétiser ! Je vais donc vous faire partager mes dernières sauvegardes sur Instagram

Une personnalité qui t’anime ?

Andrea Branzi – son travail scénographique proche de la nature m’inspire beaucoup. Il fait le lien entre le primitif et l’industriel.

 

Comment t’imagines-tu dans 10 ans ? Quels sont tes projets ?

Tout est possible, l’avenir nous le dira ! J’ai de nouvelles idées tous les jours, le tout est de savoir les mettre en application.

 

L’objet le plus moche que tu n’aies jamais vu ?

Difficile à dire mais il y a une couleur avec laquelle j’aurai toujours du mal : le mauve !